Communiqué n° 2026-11-06-001
Texte du communiqué
Des violences intolérables, disproportionnées et inutiles
Ce jeudi 5 novembre, vers 9 h 30, lors d'une charge policière aux abords du lycée Méditerranée, plusieurs élèves ont pris la fuite en direction de la voie douce. L'une d'elles a violemment heurté un poteau au niveau de l'abdomen et s'est effondrée au sol. Elle a dû être prise en charge par les secours.
Les conditions d'intervention des secours sont particulièrement préoccupantes. Selon plusieurs témoignages de personnes présentes, les policiers auraient refusé de laisser les pompiers franchir leur barrage pour accéder à la jeune fille. Alors qu'elle se trouvait au sol, des personnes présentes avaient également demandé aux policiers de la mettre à l'abri derrière leur ligne, ce qui leur aurait été refusé. Des témoins ont finalement dû ouvrir le portail et transporter eux-mêmes la victime jusqu'aux pompiers.
Une représentante des parents d'élèves, déléguée FCPE et identifiable comme telle, venue pour établir un dialogue entre les forces de l'ordre et les élèves, a subi une injure à caractère sexuel et sexiste de la part d'un policier dont le numéro RIO n'était pas visible : « Tu ferais mieux d'aller faire des pipes ». Elle a ensuite été violemment intentionnellement projetée à terre à deux reprises par un agent des forces de l'ordre.
De nombreux passants ont également été exposés aux gaz lacrymogènes aux abords des deux établissements, notamment devant l'école maternelle et élémentaire Louis-Vignol, voisine du lycée Lumière, vers 11 h 30, au moment de la sortie des enfants.
Des arrestations arbitraires et violentes
Devant le lycée Lumière, un élève a été arrêté et menotté alors même qu’il n’opposait aucune résistance.
À proximité du lycée Méditerranée, un autre élève a été violemment interpellé. Il a été plaqué au sol par quatre policiers en civil ne portant pas de brassard apparent. Ces derniers ont également proféré des insultes à l'encontre d'un autre élève présent, allant jusqu'à des menaces de mort : « Toi, tu es mort ! »
Nos exigences
Nous exigeons :
- que les lycéennes et lycéens, leurs parents et les enseignantes et enseignants puissent manifester pacifiquement sans subir d'insultes, de menaces, d'interpellations arbitraires ni de violences physiques injustifiées ;
- que la liberté de manifester soit respectée, ainsi que le code de déontologie de la police, qui impose notamment aux agents de n'employer la force que lorsqu'elle est nécessaire et de manière proportionnée.
Enfin, nous alertons : les interventions des forces de police à La Ciotat depuis le début du mouvement lycéen sont totalement disproportionnées au regard de l'âge des élèves concernés. Nous condamnons fermement ces violences et ces pratiques.
Nous réaffirmons par ailleurs notre soutien sans réserve aux revendications des élèves et des membres des équipes éducatives mobilisés.
Contact presse : Sonia MECONI, +33 6 87 35 41 41